Le Ministre de la justice visite la maison d’arrêt de Niamey
2026-03-09 - 20:19
Niamey, 09 Mars (ANP)- Le Ministre de la justice, des droits de l’homme, garde des sceaux, chargé des relations avec les institutions, M. Alio Daouda a visité, ce lundi 09 mars 2026, les locaux de la maison d’arrêt de Niamey. Le Ministre de la justice était accompagné de ses plus proches collaborateurs, et des directeurs des différents services de la justice. C’est ainsi qu’il a visité le nouveau dispositif mis en place pour la salle d’accueil, celle des contrôles colis, le quartier des femmes qui a une capacité d’accueil de 45 places, celui des hommes de 350 places, l’administration, l’infirmerie qui a une capacité de 32 lits, et le quartier des mineurs. »Ces visites que nous avons initiées ont pour but la reprise en main du contrôle hiérarchique des juridictions, mais aussi c’est pour amener les chefs des juridictions à reprendre le contrôle des juridictions dont ils ont la responsabilité de conduire ‘’. Il s’agit également de permettre aux différents acteurs de jouer leur partition de jeu, les juges d’instruction sont tenus d’observer les prescriptions légales qui les obligent régulièrement à venir dans les établissements pénitentiaiers pour voir les personnes qu’ils ont placées en détention ‘’. Selon le Ministre de la justice, »c’est un contrôle continu et permanent, c’est une logique d’ensemble qui va faire en sorte que chacun va jouer sa partition du jeu et que ce que nous avons connu postérieurement ne se tienne plus aujourd’hui ‘’. Au-delà de la symbolique de visiter, de discuter, ‘’nous avons une logique, nous avons un programme, nous avons une lettre de mission à mettre en œuvre, celle d’assurer la célérité des traitements des dossiers ‘’ a indiqué le Ministre Alio Daouda, selon toujours qui de »toutes matières confondues, qu’il s’agisse des affaires civiles, commerciales administratives, pénales, notre lettre de mission nous oblige à mettre en place un mécanisme où les citoyens nigériens ressentiront la célérité de la justice, pas la célérité uniquement sévère, mais la célérénité dans l’application de la règle de droit au bénéfice de tous les citoyens nigériens ‘’. Le ministère de la justice s’est réjoui de constater que ‘’ vous-même vous avez relevé qu’il y a une certaine célérité qui a commencé à s’amorcer, cela ne constitue pas un motif réel de satisfaction, mais m’encourage à mieux faire ‘’. En effet ‘’c’est un effort collectif, tous le monde est interpellé pour que la logique amorcée puisse vraiment prendre siège et que soit l’habitude de nos juridictions ‘’ a-t-il insisté. Il a également souligné que ‘’nous allons aller de l’avant pour juger au plus pressé les prévenus, et nous allons y consentir tous nos efforts pour y parvenir ‘’, parce que »nous avons suffisamment conscience de cette situation et au niveau du parquet de Niamey, du ministère, ils ont pris conscience de cette logique, rien ne va l’inverser ». ‘’On va progresser pour atteindre les résultats que nous escomptons à travers cette volonté d’humaniser le milieu carcéral ‘’. Le Ministre de la justice d’annoncer que »le code de procédure pénale, le code pénal ont été adoptés récemment par ordonnance », et qu’ils sont aussi entrain de voir comment ils allaient mettre en place des alternatives à l’incarcération. Pour le ministre de la justice que »ces outils nous permettent de désengorger les établissements pénitentiaires, surtout celui de Niamey ‘’. ‘’Nous allons également œuvrer pour que partout au Niger, que le plateau soit le même, pour que les podiums puissent prendre en charge sur le plan sanitaire les détenus ‘’ a-t-il promis. A Niamey, a relevé le Ministre de la justice, se pose le problème d’espace pour la production pénitentiaire, les difficultés relatives à la mise en œuvre opérationnelle de ces productions pénitentiaires. Mais »nous allons nous inspirer des expériences des pays de l’AES. Il a rappelé que c’est pour des raisons sécuritaires, ‘’ qu’on était forcé à prendre des mesures pour empêcher à des partenaires techniques qui appuient les établissements pénitentiaires d’avoir accès à nos maisons d’arrêt, et pour preuve, vous avez vu ce qui s’est passé à Koutoukalé ‘’ a-t-il fait remarquer. ‘’Nous avons toujours été entendus par les plus hautes autorités de notre pays au premier rang desquelles son excellence le général d’armée Abdourahmane Tiani, président de la République ». A tous les problèmes posés au cours de ces échanges, le Ministre Alio Daouda a promis des solutions en concertation avec toutes parties prenantes. Il a encouragé les différents acteurs du secteur tout en les rassurant de sa disponibilité à prendre en charge les difficultés évoquées. Auparavant le régisseur de la maison d’arrêt de Niamey, le commandant Abdourahmane Foutah a tenu à exposer la situation des lieux. De cette situation, il ressort qu’à la date du 8 mars 2026 la maison d’arrêt de Niamey enregistre 1895 détenus, toutes catégories confondue, dont 399 condamnés et 1496 prévenus, soit un taux d’occupation de 416 % qui est réparti comme suit le quartier homme avec 1772 détenus, dont 1300 prévenus et 377 condamnés, le quartier des femmes avec 62 femmes, dont 57 prévenues et 5 condamnées, les mineurs avec 57, 40 prévenu et 17 condamnés, les filles aux nombre de 4 qui cohabitent avec les femmes majeures, 16 transitaires et avec 85 détenus de nationalité étrangère. Ils sont gardés par 119 FDS Le ministre de la justice s’est entretenu avec les détenus pour s’enquérir de leurs conditions de détention. HER/AS/ANP 068 mars 2026