Météorologie : le Gouvernement nigérien modernise ses infrastructures en tant que « actifs stratégiques » et « indispensables » (Ministre)
2026-03-22 - 16:53
Niamey, 22 Mars (ANP)- Le Ministre des Transports et de l’Aviation civile du Niger, le Colonel-Major Abdourahamne Amadou Djibo a, dans un message, souligné des avancées réalisées par le Gouvernement face aux multiples difficultés auxquelles le pays fait face dans le domaine des activités météorologiques, au même titre que le Mali et le Burkina Faso, formant avec le Niger, l’Alliance des Etats du Sahel (AES). « Comme l’ensemble des pays de l’AES, le Niger fait face à des défis climatiques majeurs. Pourtant, malgré les progrès réalisés, notre réseau d’observation demeure insuffisant dans certaines régions. Cette situation affecte la qualité des prévisions, tant au niveau national que régional », a déploré le haut gradé de l’armée de l’air du Niger, dans ce message prononcé en prélude à la journée météorologique mondiale prévue le 23 Mars 2026. Face aux difficultés constatées, a expliqué celui qui est en charge de la météorologie dans l’Exécutif nigérien, le pays « a fait le choix d’investir résolument dans la modernisation de ses infrastructures météorologiques », précisant que « Ces investissements ne sont pas des dépenses : ce sont des actifs stratégiques, indispensables à la sécurité, à la souveraineté et au développement durable de notre Nation ». Ainsi, a-t-il énuméré ces avancées : « Nous avons renforcé les stations météorologiques automatiques, modernisé les systèmes de collecte et de traitement des données, et engagé un vaste programme de montée en compétence des ressources humaines ». Selon lui, ces efforts s’inscrivent dans les priorités nationales définies dans le Document de Programmation Pluriannuelle des Dépenses (DPPD) 2026-2028 et dans le Programme de Résilience pour la Sauvegarde de la Patrie (PRSP) 2024-2026 ». M. Abdourahamane Amadou Djibo de préciser aussi que deux axes majeurs guident l’action gouvernementale dans ce domaine, à savoir : le renforcement du réseau d’observation et l’amélioration de la résilience des populations face aux risques climatiques. Selon la source, ces priorités rejoignent celles de l’OMM (l’Organisation Météorologique Mondiale) « qui œuvre pour que chaque citoyen dans le monde bénéficie d’un système d’alerte précoce efficace », avant de noter que ces mêmes priorités « s’inscrivent également dans la vision stratégique de l’AES, qui place la résilience climatique et la souveraineté scientifique au cœur de son projet d’intégration ». Au-delà des pays de l’Alliance des États du Sahel, note-t-on, c’est toute la communauté internationale qui célèbre, ce lundi 23 Mars 2026, la Journée Météorologique Mondiale, en souvenir à la date du 23 mars 1950 qui marque l’entrée en vigueur de la Convention instituant l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), « pilier de la coopération scientifique internationale dans les domaines du temps, du climat et de l’eau », selon les mots de l’officiel nigérien. « Cette journée revêt pour notre pays une signification particulière. Elle nous rappelle que la maîtrise de l’information météorologique n’est pas seulement un enjeu scientifique : c’est un enjeu de souveraineté, de sécurité nationale et de résilience pour nos populations », a commenté le Ministre nigérien. L’impact de la météorologie sur la vie humaine Le thème retenu cette année est « Observer aujourd’hui, protéger demain ». Celui-ci, a déclaré le Ministre des Transports et de l’Aviation civile du Niger, illustre parfaitement cette réalité. « Observer, c’est comprendre. Comprendre, c’est anticiper. Et anticiper, c’est protéger nos citoyens, nos infrastructures, notre économie et notre avenir », a-t-il affirmé. « Derrière chaque prévision météorologique se trouve un système mondial d’observation qui mobilise stations terrestres, satellites, navires, aéronefs et ballons-sondes. Ces millions de données collectées chaque jour permettent d’anticiper les phénomènes extrêmes, d’émettre des alertes précoces et de sauver des vies », a fait savoir l’autorité sectorielle. « Nous vivons une époque marquée par des changements climatiques rapides et intenses. Entre 1970 et 2021, les phénomènes météorologiques extrêmes ont causé près de 2 millions de décès et généré 4,3 billions de dollars de pertes économiques. L’année 2025 figure parmi les plus chaudes jamais enregistrées, et les onze dernières années sont les plus chaudes de l’histoire moderne », a documenté le membre du Gouvernement du nigérien. « Face à cette réalité, les systèmes d’alerte précoce ne sont plus une option : ils sont une obligation stratégique », a-t-il lancé, tout en citant la Banque mondiale, selon qui « l’accès universel à ces systèmes permettrait d’éviter chaque année des milliards de dollars de pertes économiques et sociales ». « Les avancées technologiques, notamment dans l’intelligence artificielle, offrent aujourd’hui des opportunités inédites pour améliorer la précision des prévisions. Mais ces technologies doivent être maîtrisées, adaptées à nos réalités et mises au service de nos populations. Elles doivent renforcer notre souveraineté, et non créer de nouvelles dépendances », a laissé entendre le Colonel-Major de l’Armée nigérienne. « Je voudrais saluer ici l’engagement remarquable des femmes et des hommes qui travaillent chaque jour dans les domaines de la météorologie, de l’hydrologie et du climat. Leur dévouement, souvent dans des conditions difficiles, constitue la base d’un service public essentiel à la Nation », a déclaré la même source. MSB/AS/ANP 0139 Mars 2026