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Résolution de l’UE sur la libération de l’ex-président Bazoum : Le CCR déplore avec fermeté le caractère sélectif et partial de cette prise de position

2026-03-17 - 20:43

Niamey, 17 Mars (ANP)- Le Conseil Consultatif pour la Refondation (CCR) a, dans une déclaration rendue publique, ce mardi 17 mars 2026, déploré avec fermeté le caractère sélectif et partial de cette prise de position de l’Union européenne alors que des graves crises secouent d’autres régions du monde. Cette déclaration a été lue par le rapporteur général du CCR, M. Abdou Moustapha en présence du président de l’institution Dr Mamoudou Djingarey et des membres du Bureau. »Cette résolution qui ne surprend guère au regard de ses initiateurs et de leurs postures habituelles, relève une fois de plus la volonté persistante de certaines puissances de maintenir leur influence sur les États africains, en particulier ceux du Sahel, au mépris de leur souveraineté et dans une logique d’intérêt stratégique liés notamment à leurs ressources » a relevé le rapporteur général du CCR qui »déplore avec fermeté le caractère sélectif et partial de cette prise de position, alors que des graves crises secouent d’autres régions du monde ». Selon le CCR, c’est ce moment qu’a choisi le parlement européen pour »s’immiscer délibérément dans les affaires intérieures du Niger, poursuivant des objectifs inavoués et une telle attitude met en lumière une approche à géométrie variable du respect du droit international » »il paraît d’ailleurs clairement que, cet acharnement trouve sa source dans le fait que l’ancien Président déchu pour certains acteurs extérieurs, un allié privilégié au détriment de la nation nigérienne et de son peuple souverain, une posture à la fois hypothétique, illusoire et profondément insensée, qui traduit une méconnaissance flagrante des réalités actuelles du Niger », a-t-il fait remarquer. En conséquence, »le CCR condamne avec la plus grande fermeté cette résolution qu’il considère comme une ingérence inadmissible dans une affaire relevant exclusivement de la souveraineté judiciaire et nationale du Niger et avec une telle démarche, il viole les principes de respect de la souveraineté des Etats et les règles élémentaires de la diplomatie parlementaire » à souligné le rapporteur général. Selon toujours M. Abdou Moustapha, »le CCR rejette catégoriquement cette résolution, tant dans sa forme que dans son contenu, et rappelle que ni les menaces ni les intimidations ne sauraient faire fléchir le peuple nigérien dans sa marche résolue vers sa pleine souveraineté » À cet effet, »le CCR invite les parlementaires européens à faire preuve de responsabilité et de discernement, en se consacrant prioritairement aux défis majeurs qui affectent leur propre espace, plutôt que de s’ériger en arbitres des décisions souveraines d’un peuple libre et digne parce que le Niger est fidèle à ses valeurs et à ses aspirations profondes, ne reconnaît aucune légitimité à quelque entité extérieure que ce soit pour lui imposer un modèle de gouvernance et le Niger construit son avenir indépendamment », a-t-il ajouté. Le CCR de rappeler que »depuis le 26 juillet 2023, le Niger a engagé un tournant historique irréversible, consacré par les Assises nationales tenues du 15 au 20 février 2025 et ce choix souverain porté par le peuple nigérien, ne saurait être remis en cause par des injonctions extérieures » Enfin, »le CCR réaffirme son soutien total au gouvernement nigérien face à cette tentative d’ingérence contre-productive et appelle à une mobilisation générale et permanente de toutes les forces vives pour la stabilité du Niger » a conclu le rapporteur général du CCR. HA/AS/ANP 108 mars 2026

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